16 avril 2015, arrivée prévue 23h30 à l’Aéroport International Pierre Trudeau Montréal.

Sombre nuit, calme surprenant, éclairage reluisant sur les trottoirs, je viens d’arriver.
Assez vite, vous comprenez que le vieux continent n’est plus. Le temps d’un instant, Bordeaux vous manque. Le temps d’un instant, il ne vous intéresse plus. Le temps d’un mois, vous en oubliez son nom, le temps de six mois, vous ne voulez plus rentrer. Seuls les autres comprendront.

Le Québec vous accueille – il vous comprend, il vous entend. Vous le comprenez parce que lui même vous ouvre ses bras. Il vous offre ses paysages, vous lui offrez votre sourire. Les personnes vous ouvrent leurs cœurs, vous apportez votre chaleur. Au bord d’un lac, dans une réserve faunique, vous perdez tout contrôle. Vous lâchez tout. Vous comprenez la vie devant tant d’immensité. Une impression d’être, d’exister, vivre tout simplement. Cette force vous la ressentez- vous ne pouvez la contrôler.

Retourner dans vos habitudes n’est pas une contrainte, vous n’avez pas d’habitudes. Vous êtes libre. Le travail n’est que plaisir et vos rencontres enrichissantes. On vous apprend une nouvelle définition du travail – des nouvelles méthodes. L’essentiel est d’apprendre.

En écrivant cet article, vous comprendrez mon départ imminent, mon regret de vous quitter – de quitter cette si belle région du Canada mais ce puissant souvenir de revenir.

« Personne ne peut revenir en arrière, mais tout le monde peut aller de l’avant. Et demain, quand le soleil se lèvera, tout ce que vous avez à dire à vous même est : je vais penser à ce jour comme le premier jour de ma vie » (Paulo Coelho)

Tendres pensées à mes amis Vaudreuillois(es), vous m’avez tant apporté.

À bientôt Terre bleue