Courriel, publipostage, bandeau publicitaire, vidéo; à l’ère de la connectivité et d’Internet haute vitesse, les moyens de communication sont sans contredit multiples et très diversifiés. Mais dans un monde où la communication ne cesse de se réinventer, il peut être difficile de tenir le cap sur les moyens à prendre pour rejoindre ses publics cibles. Est-ce plus pertinent de concentrer ses efforts sur les plateformes numériques? Est-ce que les médias traditionnels tels que l’imprimé ont encore leur place? Les questions sont nombreuses et légitimes pour les entreprises qui, chaque jour, tentent de rejoindre un peu plus leurs publics et qui se heurtent à l’éternelle question: Comment créer l’impact nécessaire pour inciter les consommateurs à passer à l’action?

Le médium est le message

Et si dans cette quête perpétuelle de clients le message était moins important que le canal par lequel passe l’information. Idée incongrue, pensez-vous. Mais pas tant que ça en fait. Théoricien des communications et sociologue, Herbert Marshall McLuhan a été le premier à stipuler que le média choisi pour diffuser une information exerce autant, sinon plus, d’influence sur les gens que le contenu lui-même. La manière dont nous percevons l’information est alors transformée par le média qui nous la transmet. Ayant acquis une renommée internationale dans les années 60 pour ses études sur les effets des médias sur la pensée et le comportement, les théories de McLuhan sont encore très d’actualité. Pour preuve, la conférence intitulée «Capter l’attention et engager les consommateurs» de Danièle Grégoire au Sommet du marketing tenu par l’AMR le 11 avril dernier présentait les divers impacts et degrés d’engagement que provoque les multiples médiums de transmission d’information. Aujourd’hui, outre les théories de McLuhan, c’est la science qui se lie au domaine du marketing pour analyser les comportements des consommateurs et ainsi mieux guider les stratégies publicitaires. C’est ce qu’on appelle le neuromarketing.

Les canaux utilisés et leurs effets

À première vue, il est aisé de croire que peu importe le canal utilisé les retombés seront similaires ou que le numérique est devenu la seule voie publicitaire lucrative ayant une portée significative. Et pourtant. Selon une étude de neuromarketing intitulée Parti pris pour l’action, menée pour Poste Canada par la firme Ipsos, en partenariat avec Neurons Inc, les campagnes qui combinent un article de publipostage avec un élément de publicité numérique entraînent un rappel de la marque de 10% plus élevé que celles qui n’utilisent qu’un seul élément de publicité numérique. Suite à cette donnée, il est alors judicieux de s’interroger sur le rôle que chaque médium joue et sur les effets qu’ils produisent lorsqu’ils sont combinés. Toujours selon l’étude Parti pris pour l’action, l’enchaînement des canaux publicitaires joue un rôle primordial dans l’engagement du consommateur. En effet, un consommateur se sentira plus engagé envers un produit ou une marque lorsqu’un article de publipostage suit une publication numérique.

Cette stratégie vient ainsi renforcer l’idée de McLuhan qui stipulait que l’aspect interdisciplinaire du procédé numérique fait en sorte que l’information n’est plus dirigée vers les détails, mais la concentre désormais sur le besoin que créent les médias d’interpréter les contextes, et ce, par un seul sens la vue.

Un des avantages de l’imprimé, c’est-à-dire le publipostage, c’est qu’il stimule non seulement le sens de la vue, mais également le touché puisque nous devons le manipuler pour en prendre connaissance. Ce dernier aspect est fort important, puisqu’en activant plusieurs de nos sens, l’imprimé déclenche par la même occasion des émotions ce qui est la pierre angulaire de toute stratégie marketing.

Ainsi, en jumelant divers médiums comme l’imprimé, c’est-à-dire le publipostage, à des outils numériques, vous êtes assurés d’avoir le cadre optimal pour une campagne publicitaire avantageuse et profitable.